L'été, le thermomètre grimpe et l'envie de courir peut fondre au soleil. Pourtant, pas besoin de ranger ses baskets jusqu'en septembre : avec quelques réflexes simples, on continue à courir tout l'été sans se mettre en danger. Voici notre mode d'emploi pour la belle saison, entre les vignes de Montagne.
Choisir le bon créneau
C'est le levier numéro un. Le meilleur moment reste tôt le matin, entre 6h et 9h, quand l'air est encore frais et les vignes à l'ombre. La fin de soirée, après 20h, est une bonne alternative. À l'inverse, on évite absolument la tranche 12h–17h, où la chaleur et les UV sont au maximum.
Boire avant, pendant et après
Sous la chaleur, les pertes en eau explosent — parfois plusieurs litres par heure. On ne court donc pas « à sec » : buvez tout au long de la journée, pas seulement à l'effort. Pour les sorties qui dépassent l'heure, emportez de l'eau et buvez régulièrement, toutes les 15 à 20 minutes, avant même d'avoir soif.
Adapter son allure et sa distance
Courir par forte chaleur demande plus d'effort au corps : c'est normal d'être plus lent. Comptez une baisse d'allure de 10 à 15 % autour de 28 °C, et oubliez le chrono. En cas de canicule, mieux vaut écourter : 20 à 30 minutes en terrain ombragé valent mieux qu'une longue sortie en plein cagnard.
La bonne tenue, la bonne protection
On mise sur des vêtements clairs, légers et respirants, une casquette ou un bob, des lunettes et de la crème solaire sur les zones exposées. Privilégiez les parcours à l'ombre — sous-bois, bords de rivière, chemins bordés d'arbres — plutôt que le bitume en plein soleil qui renvoie la chaleur.
Écouter les signaux d'alerte
Vertiges, nausées, maux de tête, frissons ou peau qui cesse de transpirer : ce sont des signaux à ne jamais ignorer. Au moindre doute, on s'arrête, on se met à l'ombre, on boit et on se rafraîchit. Courir accompagné, comme lors de nos sorties de club, permet aussi de veiller les uns sur les autres.
Laisser le corps s'habituer
Bonne nouvelle : le corps s'adapte. En 10 à 14 jours de sorties régulières par temps chaud, on retrouve une grande partie de ses sensations — c'est l'acclimatation. Alors on ne force pas d'un coup : on y va progressivement, et l'été devient une saison de course comme une autre. On se retrouve sur les chemins, à la fraîche !
