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Progresser sans se blesser : les bases de l'entraînement

Coureur montant des marches à l'entraînement

Une fois les premières semaines passées, l'envie d'aller plus loin et plus vite arrive naturellement. Bonne nouvelle : le corps est fait pour progresser. Mauvaise nouvelle : la plupart des blessures du coureur viennent d'une progression trop rapide. Voici les grands principes pour avancer sereinement.

La règle des 10 %

Un repère simple et efficace : n'augmentez pas votre volume de course de plus de 10 % par semaine. Si vous courez 30 minutes trois fois cette semaine, ajoutez au maximum quelques minutes la semaine suivante. Les muscles s'adaptent vite, mais les tendons et les articulations ont besoin de plus de temps. La patience est votre meilleure alliée.

Varier les allures

Courir toujours au même rythme finit par plafonner. Pour progresser, alternez :

L'endurance fondamentale — la majorité de vos sorties, à allure lente et facile. C'est la base qui développe le cœur et l'aisance.
Le fractionné — de courtes accélérations entrecoupées de récupération (par exemple 30 secondes vite / 1 minute lent). Une séance par semaine suffit pour gagner en vitesse.

Le repos fait partie de l'entraînement

C'est pendant le repos, pas pendant l'effort, que le corps se renforce. Prévoyez au moins un ou deux jours sans course par semaine, et ne négligez pas le sommeil. Une semaine allégée de temps en temps permet aussi d'assimiler le travail accompli et de repartir plus fort.

Écouter son corps

Une douleur qui persiste, qui s'aggrave pendant la course ou qui modifie votre foulée n'est pas à ignorer. Mieux vaut lever le pied deux jours que d'être arrêté deux mois. Apprenez à faire la différence entre la fatigue normale et le signal d'alarme — avec l'expérience, cela devient une seconde nature.

S'entraîner en groupe aide énormément : on cale son allure sur les autres, on découvre de nouvelles séances, et on garde la motivation même les jours sans envie.